La Gazette
Hebdo #10
📱 Informer. ☀ Inspirer. 💗 Soigner.
29 ‱ Jan ‱ 26

Chers collĂšgues,

L'expĂ©rience patient ne s'arrĂȘte pas Ă  la qualitĂ© du diagnostic : elle englobe l'accueil, l'Ă©coute, et parfois, la gestion des mĂ©contentements.

Pour mieux structurer cette dĂ©marche, nous lançons aujourd'hui le 074 69 70 54, un numĂ©ro WhatsApp dĂ©diĂ© Ă  l’expĂ©rience Patient.

Si ce numĂ©ro sera communiquĂ© aux patients pour recueillir leurs besoins, leurs rĂ©clamations ou leurs avis, il est Ă©galement tout votre outil de travail. MĂ©decins, infirmiers, agents de facturation : vous ĂȘtes en premiĂšre ligne. Face Ă  un patient mĂ©content, un refus de paiement ou un dĂ©part prĂ©cipitĂ© sous le coup de la colĂšre, vous ne devez plus vous sentir seuls.

DĂšs qu'une friction survient, ayez le rĂ©flexe 074 69 70 54. Envoyez-nous une notification immĂ©diate. Cela permettra Ă  notre Ă©quipe de prendre le relais instantanĂ©ment, de dĂ©samorcer le conflit, de trouver une solution et d’en assurer le suivi (reporting).

En nous signalant ces incidents en temps rĂ©el, vous nous permettez de transformer un sujet en opportunitĂ© d'amĂ©lioration, tout en vous libĂ©rant l'esprit pour vous concentrer sur votre cƓur de mĂ©tier : le soin et l'accompagnement.

Enregistrez ce numéro. Utilisez-le. Nous sommes là pour prendre le relais et vous soutenir dans des situations qui dépassent le cadre de votre rÎle.

— Jade Gortina,
Responsable Expérience Patient & Hospitalité
 

Portrait d'un urologue :
Dr. Paul Lemba N'Goye
Si le destin (et les conseils d’un prof de physiques visionnaire) n'en avait pas dĂ©cidĂ© autrement, vous seriez peut-ĂȘtre en train d'Ă©couter le Commandant Lemba N'Goye vous annoncer des turbulences au-dessus de l'Atlantique. Mais la vie s’en est mĂȘlĂ©e sĂ©rieusement : un sĂ©jour Ă  l’étranger, une mĂšre dĂ©cĂ©dĂ©e d’une maladie chronique, un retour trop tard. À partir de lĂ , la mĂ©decine cesse d’ĂȘtre un projet, elle devient une dette morale et la blessure du Dr. Paul se transforme en vocation : soigner les autres pour que chaque patient soit une victoire sur le passĂ©.

La naissance du chirurgien

Interne au bloc opĂ©ratoire en 1978 Ă  Abidjan, ses chefs s’écartent volontairement et lui tendent le bistouri. « Vas-y, opĂšre. » Ce n’était absolument pas prĂ©vu. « J'ai tremblĂ©. J'ai transpirĂ©. J’ai transpirĂ© SUR le malade ! » se souvient-il avec un rire franc. Mais comme les grands champions, il ne lĂąche rien et le patient s’en sort. Le chirurgien est nĂ©.

Un parcours sans mise en scĂšne

Formé à la dure école ivoirienne puis affiné comme un bon vin à Toulouse, il est devenu celui à qui l'on confie ce qu'on a de plus précieux (et de plus capricieux).

Chirurgien viscĂ©ral d’abord, il devient urologue presque par glissement naturel. Chef de service d’urologie Ă  Jeanne Ebori, puis directeur de l’hĂŽpital Paul Igamba Ă  Port-Gentil pendant six ans, l’honorable Lemba N’Goye finit par siĂ©ger comme dĂ©putĂ© dans la Boumi-Louetsi (Mbigou) de 1997 Ă  2006. Une transition logique, diront les mauvaises langues, car dans les deux cas, il faut beaucoup de patience et une infinie dĂ©licatesse pour traiter des sujets sensibles...

En 2006, il retourne Ă  ce qu’il connaĂźt le mieux : la santĂ©, comme Inspecteur GĂ©nĂ©ral Adjoint chargĂ© de l’Action Sanitaire Ă  la CNSS. Et depuis 2009, la retraite, c'est comme la Baie des Rois pour lui : ça existe, mais il n'y va jamais.

« Je suis un ami de l'homme (et de la femme). »

VoilĂ  comment il se dĂ©crit lui-mĂȘme, avec cette pudeur qui caractĂ©rise les vrais mĂ©decins. Dans le labyrinthe dĂ©licat de l'appareil uro-gĂ©nital – reins, uretĂšres, vessie, prostate, testicules, cette gĂ©ographie intime que nous habitons sans y penser – il navigue avec la prĂ©cision d'un cartographe.

Son drame ? Les hommes qui prĂ©fĂšrent mourir dans la dignitĂ© plutĂŽt que d'avouer que, voilĂ , ça brĂ»le quand ils urinent. « Ils en font un sujet tabou. MĂȘme s'ils souffrent, ils ne vont pas... » La phrase reste en suspens, comme ces confidences qu'on fait uniquement aprĂšs trois biĂšres, Ă  voix basse, en regardant par-dessus son Ă©paule.

Son combat quotidien n'est pas seulement médical. C'est une bataille contre le silence, pour que « Novembre Bleu » ne soit pas qu'une couleur sur un calendrier, mais une invitation à parler, enfin.

L’homme sans blouse

« Quand je suis Ă  l'extĂ©rieur, c’est difficile de savoir que je suis mĂ©decin. » PassionnĂ© de marche, le Dr. Paul ressemble Ă  tout le monde quand il ĂŽte sa blouse. Fils de pasteur, l’humilitĂ© n’est d’ailleurs pas chez lui une qualitĂ© optionnelle, mais une hygiĂšne quotidienne. « DiscrĂ©tion. Empathie. PersĂ©vĂ©rance. » Des qualitĂ©s qu’il rappelle et qu’on ne voit pas sur une plaque dorĂ©e, mais qu’on ressent dĂšs les premiĂšres minutes passĂ©es avec lui.

Le secret de la longévité selon un urologue

Cinquante ans de carriĂšre, des milliers d’interventions, une carriĂšre politique, une retraite relative — et la sagesse se rĂ©sume Ă  cela : “Buvez de l’eau. Faites du sport. IntĂ©ressez-vous Ă  toutes les maladies du corps. Occupez-vous de tous les organes du plus petit cheveu Ă  l’ongle de l’orteil. Soyez discrets, soyez vrais. Et persĂ©vĂ©rez.”
 
La valeur de la semaine
La bienveillance

đŸ«‚đŸŒž Au-delĂ  du soin :
L'instant de grĂące d'Ingrid 
Hier, le temps s'est suspendu un instant sur le perron du Centre. Une patiente quittait nos locaux en larmes, visiblement bouleversĂ©e par une nouvelle difficile. C'est alors qu'Ingrid Badjina notre agent d'accueil au G4, tĂ©moin de cette dĂ©tresse, a Ă©coutĂ© son cƓur plutĂŽt que le protocole. Elle a dĂ©valĂ© les escaliers, non pas pour une facture, mais pour rattraper une Ăąme en peine. Sans la connaĂźtre, elle a offert Ă  une totale inconnue le plus simple et le plus puissant des rĂ©conforts : un cĂąlin. Ce geste spontanĂ©, dictĂ© par une pure humanitĂ©, incarne l'esprit que nous chĂ©rissons ici. 

En effet dans notre jargon, nous distinguons souvent le Cure (le traitement de la maladie, l'acte technique, le diagnostic précis) du Care (le soin porté à la personne, l'attention, le soutien). L'excellence du Centre Diagnostic repose sur nos plateaux techniques et nos compétences médicales (Cure), mais notre réputation se forge sur le Care. Le geste d'Ingrid illustre parfaitement l'alliance thérapeutique : ce lien de confiance indispensable qui transforme un "cas clinique" en un patient partenaire. Sans cette humanité, la médecine n'est qu'une mécanique froide. Avec elle, elle devient un art.

Mais cette vĂ©ritĂ© est aussi scientifique : la bienveillance est un agent thĂ©rapeutique actif. Des Ă©tudes en neurosciences montrent qu'une interaction empathique (un regard, un compliment, une Ă©treinte, une main posĂ©e, une Ă©coute active) dĂ©clenche chez le patient une sĂ©crĂ©tion d'ocytocine et de dopamine, tout en faisant chuter le taux de cortisol (l'hormone du stress). En clair ? Rassurer, c'est dĂ©jĂ  commencer Ă  soigner. Rappelons-nous que pour le patient, l'expĂ©rience du soin commence Ă  l'accueil et ne s'arrĂȘte jamais vraiment.

Un acte de gentillesse envers un patient, c'est aussi un signal envoyĂ© Ă  toute l'Ă©quipe : "Ici, l'humain prime". Et dans un environnement oĂč l'humain prime, il est prouvĂ© que les soignants font moins d'erreurs et subissent moins de burn-out. Alors bravo et merci Ingrid d'avoir, par ce geste, pris soin de nous tous par ricochet.

Soyons bienveillants !
 
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CDL Inside
Parcours-Patient
đŸ©ș Les ICPP entrent en scĂšne
De nouveaux visages (et de nouveaux rĂŽles) prendront progressivement place au cƓur du parcours patient : les InfirmiĂšres de Coordination Parcours Patient (ICPP). Leur mission ? Être ce fil conducteur rassurant que le patient retrouve Ă  plusieurs moments clĂ©s de sa visite : check-in, checkpoint, check-out 😉 (hmm, on saura ici qui n'a pas lu la derniĂšre gazette).

Les ICPP interviennent dĂ©sormais dĂšs l’accueil du patient avec un regard mĂ©dical, assurent le tri et l’orientation selon le degrĂ© d’urgence, rĂ©alisent la prĂ©-consultation (symptĂŽmes, constantes, prĂ©paration du dossier) et accompagnent le patient jusqu’à la suite de son parcours (facturation, prochaine prise de rendez-vous). En rĂ©sumĂ©, moins de portes Ă  pousser pour le patient, moins de “on vous envoie lĂ -bas”, et surtout plus de continuitĂ© humaine.

La formation des ICPP est actuellement en cours, avec une sĂ©lection volontairement exigeante et qualitative. L’objectif n’est pas d’aller vite, mais d’aller bien : construire des profils solides, polyvalents et profondĂ©ment alignĂ©s avec notre vision du soin. Dans un premier temps, Nahomie, HĂ©lĂšne, Brescillia, Synthia, Pascale et Rosalie prendront place au niveau du G3, pour assurer dans un premier temps la prise en charge complĂšte en mĂ©decine puis ensuite au laboratoire tout en incarnant une conviction simple : mieux coordonner, c’est mieux soigner — et souvent, ça change tout.
Agenda
🆕🚀 SĂ©ances d'informations AFI đŸ“ąđŸ‘„
Dans le cadre du déploiement de notre abonnement santé AFI, des séances d'information animées par M. Alain Cafieri se tiendront tout au long de la semaine prochaine. Elles s'organiseront par rotations de groupes de 10 collaborateurs. La répartition des équipes, les plannings et les lieux de rencontre seront communiqués par les RH. Restez connectés!
DU 02 AU 06 FÉVRIER
Dry January đŸčđŸš«đŸ’§
Campagne de santĂ© publique encourageant Ă  Ă©viter l’alcool pendant tout le mois afin de sensibiliser aux effets de l’alcool sur la santĂ©.
DU 1er au 31 janvier
Mois de la sensibilisation au cancer du col de l'utérus /
Mois de la sensibilisation Ă  la thyroĂŻde
Mois de sensibilisation Ă  la santĂ© cervicale (prĂ©vention du cancer du col de l’utĂ©rus, importance du dĂ©pistage) / Mois Ă©galement de sensibilisation aux troubles de la thyroĂŻde.
DU 1er au 31 janvier
đŸ„ł Place aux annivers’heureux !
ImprĂ©visibles mais loyaux, rebelles mais solidaires, les verseaux nĂ©s entre le 27 janvier au 2 fĂ©vrier adorent l’humanitĂ© et avancent en zigzag, guidĂ©s par une boussole intĂ©rieure un peu dĂ©rĂ©glĂ©e mais toujours sincĂšre. 
IndĂ©pendants au point de refuser l’aide qu’ils ont eux-mĂȘmes demandĂ©e, mĂȘme quand tu leur dis “Respire”, ils sont capables de s’étouffer juste pour te montrer que “euh dĂ©jĂ ... tu ne me commandes pas”. 
Ils adorent les dĂ©bats Ă  2h du matin et remettre en question tout (surtout ce qui marche trĂšs bien). Ils rient fort et pensent autrement : leur cerveau est un carrefour oĂč se croisent les ancĂȘtres, le wifi cosmique et une playlist improbable.
Aimer un natif de cette semaine c’est comme essayer d'attraper le Wi-Fi dans un ascenseur : le signal est lĂ , il est fort, et pouf... "Recherche du rĂ©seau...". Ils t'aiment, mais Ă  leur façon : c'est-Ă -dire qu'ils t'aiment beaucoup plus quand tu es chez toi et eux chez eux. 
Ce sont des professionnels acharnĂ©s, des gĂ©nies distraits et des amis qu’on ne comprend pas toujours... mais qu’on ne remplace jamais đŸ’«

Joyeux anniversaires à vous ! 🎂
‱ Dr. Sarah Murielle ONANGA ADIAHENI
(Médecin généraliste)
28 JANVIER

‱ Dr. GaĂ©tan MOULONDA BOLO
(Radiologue)
31 JANVIER

‱ Dr. Marielle Leida NGOMA SOUAMY Epse ETOTSIE
(Hépato-Gastro-Entérologue)
31 JANVIER

‱ Dr. Ghislaine Armelle MELO TECHE
(Cardiologue)
02 février
Actualités
d'ici et d'ailleurs
Prestations sociales : la CNAMGS lance le Fonds-4
PensĂ© comme un instrument de justice sociale, le Fonds-4 permet dĂ©sormais Ă  des milliers d’actifs du secteur informel et libĂ©ral (MĂ©decins, pharmaciens, infirmiers, experts-comptables, conseillers financiers, avocats, notaires, artisans, employĂ©s de maison etc.) d’accĂ©der Ă  une protection maladie durable.
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Halima Gadji : la trajectoire tragique d'une icÎne des écrans
IcĂŽne du cinĂ©ma et du théùtre sĂ©nĂ©galais, celle que le public aimait appeler « MariĂšme Dial », laisse depuis ce lundi 26 janvier 2026 derriĂšre elle le souvenir d’une artiste immense et d’une femme engagĂ©e dans la santĂ© mentale, dont le combat dĂ©passait largement les plateaux de tournage.
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Le bon réflexe
Face aux “patients Google” (qui savent tout), l’efficacitĂ© passe par l’alliance plutĂŽt que la confrontation : accueillir la dĂ©marche du patient, puis recontextualiser l’information avec l’expertise mĂ©dicale. « C’est bien que vous vous soyez renseignĂ©, ça montre que vous ĂȘtes impliquĂ© dans votre santĂ©. Regardons ensemble ce qui s’applique rĂ©ellement Ă  votre situation. »
Le saviez-vous ?
Chez une personne en bonne santĂ©, l’urine n’est pas un “liquide sale” : elle est gĂ©nĂ©ralement stĂ©rile lorsqu’elle est produite par les reins, c’est-Ă -dire qu’elle ne contient pas de bactĂ©ries pathogĂšnes. Sa mauvaise rĂ©putation vient surtout du fait qu’elle sert Ă  Ă©liminer des dĂ©chets mĂ©taboliques (urĂ©e, crĂ©atinine, toxines), pas des microbes.


"La question la plus persistante et urgente de la vie est : que faites-vous pour les autres ?"

— Martin Luther King
 
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